Carnet de campagne - 17 avril

17/04/2017

Oyez, oyez, chers électeurs. Nous y sommes enfin, c'est la dernière ligne droite avant une apocalypse annoncée, à la fois attendue et redoutée, la France se retournant elle-même dans une contradiction qui fait son particularisme. Plus qu'une semaine à attendre et nous saurons alors si nous devrons nous suicider par pendaison ou la tête dans le gaz. Encore une semaine, et nous saurons quels deux prosélytes imbus d'eux-mêmes auront le privilège de s'affronter pour gagner le poste de personne la plus détestée de France pendant les cinq prochaines années. Tellement hâte !
 

 Philippe Poutou apporte un peu de vigueur aux débats (Montage depuis AFP)

La campagne présidentielle va donc bientôt prendre fin, après des semaines de débat public monopolisées par de la communication, polluées par des affaires à n'en plus finir, gâchées par une indignité politique, exceptionnelle par sa dimension. A la fin de la campagne, et si plus aucune polémique ne resurgit, les journalistes vont probablement devoir se remettre à leur véritable boulot : l'information, le décryptage, l'analyse. A l'exception de quelques résistants du système journalistique, tels que les détectives Plenel et Arfi, ainsi que la brigade dissidente du Canard, une bonne partie de la caste médiatique s'est transformée en champ de boue où la victoire reviendra à celui capable de sortir l'analyse la moins profonde qui soit. Christophe Barbier, qui possédait, avant même le début de la campagne, une avance considérable dans le domaine, a vu sa domination rognée par les interventions courageuses de Ruth Elkrief.


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