Et si Marine Le Pen s'était volontairement sabordée ?

En se qualifiant pour le second tour dans l’indifférence générale, Marine Le Pen a validé sa fameuse stratégie de dédiabolisation. Son Front National était officiellement consacré comme l’un des plus grands partis de France. Aujourd’hui, tout est (déjà) beaucoup plus compliqué.
 

 Marine Le Pen a-t-elle tout fait pour perdre ? (Creative Commons)

 

Macron, le meilleur adversaire du FN
 

Lundi 24 avril, au lendemain du premier tour de l’élection, le début de campagne, ou, plutôt, de non-campagne, d’Emmanuel Macron, a laissé craindre quelques jours du pire. L’ancien ministre ne semblait même plus concerné et son silence du lundi avait succédé à une soirée de victoire présidentielle dans une brasserie huppée, La Rotonde. Pendant ce temps, Marine Le Pen parlait, bougeait, montrait qu’elle avait anticipé ce second tour, face à ce qui était le meilleur adversaire possible pour elle, le plus inexpérimenté et, surtout, lui permettant de déballer sa rhétorique sur l’opposition entre le mondialisme qu’incarne Emmanuel Macron et sa préférence nationale.


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