DAMN., exutoire christique signé Kendrick Lamar

09/05/2017

Oyez, oyez ! Mesdames, Messieurs. Votre attention, nous désirons. Le 14 avril dernier a été marqué par le retour du dénommé Kendrick Duckworth. Né le 17 juin 1987, le talent brut qui a fait ses armes dans les rues de Compton enfile le costume de Kendrick Lamar afin de s’exprimer. Et par la suite révolutionner la musique populaire et activiste qu’est le hip-hop. Déjà auteur de trois albums, il nous gratifie d’un nouvel opus poignant. Comprenez de suite que le succès fait partie intégrante de son ADN. Pour ce papier bien particulier, asseyez-vous. Simple conseil.
 

 

 

Wicked or weakness

 

DAMN. propose une vision entre terre et ciel, entre réel et spirituel. BLOOD., track introductive, éclaire sur l’optique principale de l’opus et nous indique quel chemin prendre. « She replied: “Oh yes, you have lost something. You've lost... your life.“ » / (« Elle répondit : “Oh oui, vous avez perdu quelque chose. Vous avez perdu… Votre vie“ »). Immédiatement, la valeur de la vie et la peur de la mort sont mises en perspective. Une opposition fondamentale qui amène à une autre réflexion binaire et tout aussi existentielle. La crainte de l’échec, d’être faible, de ne pas réussir. « Is it wickedness ? / Is it weakness ? / You decide / Are we gonna live or die ? » / (« Est-ce du génie ? / De la faiblesse ? / Tu décides / Allons-nous vivre ou mourir ? »). Nous sommes immédiatement sollicités mais aussi prévenus de la suite, qui s’avérera dramatique. Le meurtre brutal de Lamar. L’album retrace l’existence de l’artiste jusqu’à cette mort ironique - et imaginaire -  que l’on redécouvre comme conclusion du somptueux DUCKWORTH., l’ultime track de l’opus. Ultime inspiration, ultime sursaut artistique avant une fin soudaine. Sur le coup, déstabilisante.


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