Ciné Cure #2

08/04/2018

Les sorties cinéma des quinze derniers jours passées au crible.

 


Quand Spielberg veut retourner le cinéma… Il le fait. Ready Player One est une de ces aventures un peu universelles d’ado perdu dans un monde qui lui échappe. En ça, le film n’a rien de novateur. Rien de nouveau non plus dans l’exploration d’une dimension complètement virtuelle et dangereuse (Tron l’a déjà fait il y a 30 ans). Ce qui fait la force de Ready Player One, c’est tout simplement Spielberg. Un monstre du cinéma aux manettes, qui n’a peut-être plus produit de chef-d’œuvre depuis La Liste de Schindler il y a 25 ans, mais le bougre n’a quand même plus grand-chose à prouver. Ses films sont réfléchis, et on ne peut leur reprocher une bonne volonté permanente. Avec Ready Player One, Spielberg a décidé de pousser la motion capture encore plus loin, de pousser le référencement encore plus loin, de pousser le rêve encore plus loin. Dépeindre un univers virtuel où, selon le film lui-même, « tout est possible » est en tout point casse-gueule, car il est infiniment malléable et donc décevant si interprété de façon fixe.


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