L'émotion, moteur du jeu de l'équipe de France

09/07/2018

Il aura suffi de onze minutes à l’équipe de France pour se mettre tout le pays dans la poche. Fini les débats sur Karim Benzema, Olivier Giroud ou le style de jeu affiché par les hommes de Didier Deschamps. En éliminant avec la manière l’Argentine de Messi, Di Maria, Aguero et consorts, puis l'Uruguay, les coéquipiers de l’infatigable N’Golo Kanté ont balayé tous les doutes d’un extérieur du pied de Benjamin Pavard.
 

 Le soutien des fans a toujours été prépondérant pour donner un second souffle aux Bleus. (Creative Commons)


Les émotions, voilà pourquoi tant de gens sont passionnés par le football, ce sport où « des millionnaires courent derrière un ballon », comme dirait Anne-Sophie Lapix. Voilà pourquoi tant de gens regardent semaine après semaine Marco Verratti contester les décisions arbitrales, s’enthousiasment pour un crochet de Messi, une passe de Modric ou encore un simple but de genou lors d’un Metz – Strasbourg le samedi à 20h. Tous ces choses qui font que saison après saison, des gens continuent de pleurer de joie ou de tristesse avec les résultats de leur équipe. Alors oui, pour les non-initiés ça peut paraître bizarre de râler devant un match de foot, de pleurer lorsque sont équipe perd le match le plus important de sa saison, d’avoir du mal à dormir un soir de mars lorsqu’une remontada a lieu et d’en faire encore aujourd’hui quelques cauchemars, de revoir parfois le poteau de Gignac lors de la finale de l’euro 2016 et penser à la célèbre phrase d’Al Pacino dans l’Enfer du Dimanche : « tout est une histoire de centimètres » mais c’est le lot de tout passionné de football. La tristesse va de pair avec la joie intense indescriptible comme celle qui a envahie tout supporter parisien un soir de mai 2008 lorsque Amara Diané sauve le PSG lors de la dernière journée du championnat. Voilà pourquoi nous aimons tant ce sport, parce qu’il nous donne des frissons et des émotions dont il a le secret.


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