par Léo Sanmarty et Paul Idczak

Star Wars VII,
ombre et lumière

Evènement cinématographique de la fin d’année, Le Réveil de la Force a-t-il été à la hauteur des attentes de notre rédaction ? Critiques.

10 ans après La Revanche des Sith, l’attente était intenable pour la sortie de Star Wars 7 : Le Réveil de la Force. Avec une campagne publicitaire alléchante, JJ Abrams avait toutes les cartes en main pour faire rêver les fans de la franchise créée par George Lucas, rachetée par Disney il y a trois ans. Cependant, après la célèbre musique de John Williams et le prologue de couleur jaune, le réalisateur américain nous met dans l’embarras. En effet, si le film est porté par une impressionnante Daisy Ridley, qui jouait son premier grand rôle et sans nul doute celui qui va changer sa vie, certaines scènes sont étrangement ringardes quand d’autres s’enchaînent de manière discutable. Le duo Daisy Ridley et John Boyega est néanmoins une très grande réussite et même si l’humour à outrance de ce dernier nous rappelle parfois que Disney est propriétaire de ce Star Wars, les deux acteurs remplissent merveilleusement ben leurs rôles dans des moments épiques où le bruit du sabre laser nous fait frissonner tandis  que le charisme fou de Harrison Ford, âgé de 72 ans, a toujours son petit effet. Oui mais voilà, c’est du côté obscur de la Force que le scepticisme l’emporte. Il est évident que pour ne pas être dans le mimétisme de l’emblématique Dark Vador, Kylo Ren, le grand méchant de l’épisode, se devait d’être différent de son prédécesseur. Mais tout Comme Snoke, leader du Premier Ordre, qui s’apparente plus à un personnage de blockbusters tel que XMEN ou Les Gardiens de la Galaxie, Adam Driver, au-delà de sa voix grave captivante, n’a pas su convaincre. Même si l’on peut imaginer que, comme l’épisode V, le deuxième volet de cette trilogie saura mettre plus en avant les personnages, Le Réveil de la Force reste tout de même appréciable. L.S.

Note : 2,5 / 5


En confiant les rênes de l’épisode VII de Star Wars à JJ Abrams , fan inconditionnel de la saga, les patrons de Disney ont eu le nez fin. Le réalisateur américain, qui avait déclaré dans de nombreuses interviews que son film reprendrait les codes de la première trilogie, offre aux spectateurs un film de grande qualité qui, malgré quelques moments d’égarement, se positionne véritablement comme une œuvre dans l’esprit de ce que George Lucas aurait pu lui-même imaginer et produire. Ce n’est pas seulement grâce au retour des héros que l’on avait quittés à la fin du Retour du Jedi, mais surtout grâce au soin qu’Abrams a pris pour imaginer de nouveaux personnages et un nouvel univers propice au lancement d’une nouvelle trilogie, sans que les fans aient l’impression que les 2 heures et quart de film ne soient du remplissage pur et simple, un pâle copie des originaux. Bien sûr, le scénario du Réveil de la Force n’est pas le plus développé qui soit, et reprend une partie de la trame narrative de la trilogie, en alliant histoires de famille, côté obscur possédant des armes de destruction planétaire, découverte de la force et batailles galactiques de haut vol, mais nous regardons un film Star Wars et on peut imaginer qu’Abrams n’a pas souhaité tenter de s’éloigner de manière trop poussée des codes en vigueur dans les premiers films pour réaliser leur suite. Par un jeu de substitution habile, les nouveaux héros remplacent les anciens par leurs caractères respectifs, Finn (John Boyega) faisant preuve d’un humour que l’on ne connaissait que chez Han Solo et Rey (Daisy Ridley) symbolisant Luke Skywalker au féminin. Le côté obscur, représenté par le Premier Ordre, sorte d’Empire remanié et dirigé par une créature mystérieuse nommée Snoke, est moins réussi que son ennemi lumineux, souffrant entre autres d’un manque de caractère criant – Kylo Ren ne convainc pas - mais il reste toutefois crédible et nous donne envie d’y croire. En s’inpirant de la trilogie avec les moyens techniques de la prélogie, JJ Abrams signe donc avec le septième opus de Star Wars un film qui ne cache pas son ambition, et qui ne reste fidèle à la saga tout en lui apportant de nouveaux éléments, diversifiant les scènes et le regard du spectateur sur la galaxie lointaine.
P.I.

Note : 4 / 5

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